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Francophonie parlementaire : Libreville ouvre le bal de la CECC dans l’écrin du Palais Léon Mba

Par Gabon Matin
Publié le : 22 avril 2026 à 20h47min | MàJ : il y a 2 heures
Francophonie parlementaire : Libreville ouvre le bal de la CECC dans l’écrin du Palais Léon Mba

Francophonie parlementaire : Libreville ouvre le bal de la CECC dans l’écrin du Palais Léon Mba Photo : Droits réservés/GabomaInfo

Le Palais Léon Mba de Libreville acceuille depuis ce mardi les travaux de la Commission de l’éducation, de la culture et de la communication de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie qui se poursuivent jusqu’au 24 avril, avec en ligne de mire des échanges sur les grands enjeux communs à l’espace francophone. Avant l’ouverture officielle prévue ce 22 avril, les délégations venues de plusieurs continents ont été reçues, la veille, au siège de l’Assemblée nationale, lors d’un cocktail de bienvenue marqué par des messages d’engagement politique, de coopération interparlementaire et de valorisation du patrimoine culturel gabonais.

Un rendez-vous francophone lancé à Libreville

Le Palais Léon Mba accueille depuis ce 21 avril les travaux de la Commission de l’éducation, de la culture et de la communication, l’une des instances de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie. Jusqu’au 24 avril, les parlementaires présents à Libreville doivent débattre de plusieurs questions d’intérêt commun pour l’espace francophone. L’ambiance décrite par les organisateurs se veut à la fois studieuse et conviviale. Ce cadre vise à favoriser des échanges directs entre élus venus de différents continents.

En prélude à l’ouverture officielle de la session, prévue ce 22 avril, un cocktail de bienvenue a réuni mardi les différentes délégations au siège de l’Assemblée nationale. La rencontre a servi de première séquence politique et diplomatique avant l’entrée dans le cœur des travaux. Au nom du président de l’institution, Michel Régis Onanga Ndiaye, le 4e vice-président, Roland Matsiendi, a salué la présence des participants. « Libreville est honorée de vous recevoir. Cette rencontre reflète notre engagement commun à faire vivre une francophonie dynamique, fondée sur le dialogue et la coopération » , a-t-il déclaré.

Des attentes politiques clairement affichées

Le ton de la réunion a également été donné par le président de la CECC, Laurent Wehrli. Face à ses homologues, il a appelé à une implication active des parlementaires dans les échanges à venir. « Nos échanges doivent être à la hauteur des défis actuels. En tant que parlementaires, nous avons la responsabilité de porter des réponses concrètes aux préoccupations de nos populations » , a-t-il souligné. Par cette déclaration, la présidence de la commission place clairement cette session sous le signe de l’efficacité et de la réponse politique aux attentes des citoyens.

Laurent Wehrli a, dans le même mouvement, salué les conditions d’accueil réservées aux délégations à Libreville. « Je remercie le Parlement gabonais pour la qualité de son accueil, qui augure des travaux fructueux » , a-t-il ajouté. Au-delà de la formule protocolaire, cette reconnaissance conforte la volonté du Gabon de se positionner comme une terre de dialogue francophone parlementaire. Elle intervient dans un contexte où Libreville remet en avant son ancrage historique au sein de l’APF.

Le Mvett au cœur de la séquence culturelle

La soirée inaugurale ne s’est pas limitée aux allocutions officielles. Elle a aussi accordé une place de choix à la culture gabonaise, à travers une mise en lumière du Mvett, récemment inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco. Ce choix n’a rien d’anodin. Il rappelle que la francophonie parlementaire ne se résume pas aux seuls débats institutionnels, mais s’inscrit aussi dans une valorisation des identités culturelles qui composent son espace.

Cette séquence symbolique a ainsi permis de relier les travaux de la commission à l’un de ses champs de compétence essentiels : la culture. En mettant en avant le Mvett, le Gabon a envoyé un message clair sur sa volonté d’inscrire son patrimoine dans les échanges francophones contemporains. La démarche confère une dimension à la fois diplomatique et identitaire à cette rencontre. Elle renforce aussi l’idée selon laquelle la diversité culturelle demeure l’un des socles du projet francophone.

Une institution au long cours

Créée en 1967, l’Assemblée parlementaire de la Francophonie se présente comme un espace privilégié de concertation interparlementaire. Elle rassemble aujourd’hui 61 sections, 18 sections associées et 20 observateurs. Son action est notamment centrée sur le renforcement de la solidarité institutionnelle, ainsi que sur la promotion de la démocratie et de l’État de droit. À travers ses commissions, elle offre un cadre de discussion régulier sur les grands enjeux politiques, éducatifs, culturels et sociaux du monde francophone.

La tenue de cette réunion de la CECC à Libreville s’inscrit donc dans une double logique. D’un côté, elle prolonge la vocation de l’APF comme lieu d’échange entre parlementaires. De l’autre, elle permet au Gabon de consolider sa visibilité au sein d’une organisation dont il est membre fondateur. Pendant quatre jours, la capitale gabonaise se retrouve ainsi au centre d’un dialogue francophone où se croisent diplomatie parlementaire, réflexion politique et affirmation culturelle.

Si tu veux, je peux maintenant te faire une version plus institutionnelle encore, ou une version plus nerveuse, calibrée comme une brève d’agence.